Lorsque débute ce match, il fait encore froid au Parc des Princes et le stade, encore une fois au complet, espère que son équipe va concrétiser sa bonne saison en montant sur le podium.
Le PSG a, en effet, toutes les raisons de gagner:
- d'abord pour contrarier son ancien entraineur Guy Lacombe;
- ensuite, profiter de la défaite de Lille pour prendre ses distances;
- profiter de la défaite de Lyon pour lui chiper la place de 3è;
- enfin, si Bordeaux ne gagnait pas, se rapprocher aussi de la 2è place.
- compter sur la mansuétude de Rennes, en supposant son esprit fixé sur sa prochaine finale de Coupe de France
Autant de bonnes intentions qui ont volé en éclat, comme d'ailleurs (à part Bordeaux) pour les 5 premiers du classement (Toulouse et l'OM font match nul, Lille/Lyon et le PSG perdent) qui n'ont pas non plus gagné.
Dès l'annonce des compoistions d'équipe, en s'apercevant que Hoarau est absent, on sent que la partie va être compliquée, puisque en dehors de Giuly, par éclipses, les finisseurs sont de plus en plus rares au PSG.
La 1ère mi-temps ne sera d'ailleurs que rarement éclairée par des actions positives, sauf à considérer quelques actions chaudes entre Giuly et Sessegnon (17è), une tête trop enlevée de Sakho sur centre de Rothen (41è). Alors que le PSG a tout à gagner, il ne fait pas preuve d'une volonté de dominer son sujet, d'autant que Rennes ne prend aucun risque et attend de contre-attaquer.
Pas grand chose ne se passe en début de 2è mi-temps et on espère un changement, sauf que ce n'est pas celui qu'on espérait puisque Giuly sort, alors qu'il est le seul à bouger un peu au PSG (un Peggy Luyindula, incapable de se montrer décisif, aurait mieux fait d'être sorti), et est remplacé par l'improbable Kezman.
Ce n'est (seulement) qu'à la 62è minute qe le PSG aura sa sa seule vraie occasion du match avec un festival du gardien Douchez qui stoppe 3 tentatives (une tête puis un tir cadré de Luyindula puis une balle sur le poteau).
C'est véritablement la balle de match puisque 2 minutes plus tard, après son énième tir mollasson en dehors de la surface, le rennais Leroy voit son tir contré par Sakho...dans ses propres buts.
A la 82è, Luyindula rate encore un but facile suite à une série de dribbles de Sessegnon.
De même, 3 minutes plus tard, Makelele adresse un superbe tir qui rate de peu le cadre.
En résumé, on a la confirmation que le niveau d'incompétence du PSG cette année est bien la 4è place. Sans Hoarau qui, même s'il stagne un peu ces dernières semaines, est le seul à marquer des buts, ou Giuly (par phases), aucun joueur n'est capable d'être décisif.
Si Sessegnon et Luyindula ont des vélléités d'aller voir ailleurs et d'obtenir des revalorisation salariales, ils feraient mieux d'être réguliers plus qu'un trimestre (le 2è pour touts les deux) pour justifier leurs demandes.
Makelele devrait etre remplacé par Chantome et Kezman par , pourquoi pas, Partouche (voire Maurice).
Quant à Le Guen, fidèle à lui-meme et son absence de coaching, on ne change pas une équipe qui perd. A quoi sert de changer 3 joueurs pour inverser le cours d'un match?
Un petit mot sur Rennes qui a bien joué le coup, même comme l'a souligné justement Lacombe, s'ils ont bénéficié de la mollesse du PSG et d'une stratégie de 0 risque et d'un coup du sort.
Entre un PSG qui devait impérativement gagner et se révèle amorphe et non décisif (joueurs comme coach) et un Stade de Rennes qui ne prend aucun risque (pourquoi ne pas ouvrir le jeu alors?), piètre image du championnat frnaçais, malgré tout.
Dans un Parc des Princes baigné par le soleil, alors que le week-end avait été pluvieux jusque-là, le PSG a pris ses repsonsabilités et profité des défaites de Rennes, Lille et Toulouse, pour se rapprocher du trio de tête, l'axe BLM (Bordeaux, Lyon, Marseille).
Dans une configuration assez classique, un 4-4-2 (voire un 4-2-2-2, avec une défense à 4, 2 milieux récupérateurs, 2 milieux offensifs excentrés et 2 attaquants), le PSG recevait Le Havre, bon dernier de L1, avec obligation morale (comme Le Havre est le dernier, la défaite était éthiquement inenvisageable), chiffrée (Rennes, Lille, Lyon et Toulouse ayant perdu et Bordeaux, l'OM ayant perdu) et d'objectif (le PSG étant éliminé de toutes le coupes)... de l'emporter.
A la 16è minute, Giuly exécute une demi-volée dans la surface, sans résultat.
Décidemment en verve, et sans doute pour gommer sa pâle prestation en 1/4 de finale contre Kiev, à la 19è minute, Giuly reçoit un bon centre de Rothen et tente une reprise latérale osée, mais la demi-volée passe au dessus du cadre.
Bis (voire ter) repetita, à la 21è minute, Rothen, encore lui, adresse un bon centre dans la surface, presque coupé par Rothen, mais celui-ci arrive 1 seconde trop tard.
On se dit alors que la mécanique commence à prendre et qu'avec le retour d'Armand, Rothen semble retrouver son meilleur niveau, lui qui trainait la patte depuis plusieurs semaines, et était devenu incapable de dribbler le moindre adversaire.
Au bout de 30 minutes, le PSG s'essouffle et commence à jouer au Kick & Rush, i.e., la construction de jeu consiste à sauter le milieu et à balancer des transversales vers Hoarau en espérant qu'il fasse une passe décisive ou qu'il marque sur un malentendu. Comme Le Havre est quasiment inopérant, le débat devient un peu stérile.
A la 36è, Armand est victime d'une faute méchante qui le laisse à terre et on craint que son retour sur blessure prenne la tangente. Finalement, il se relève et Makonda retourne s'asseoir.
Finalement, à la 41è minute, Rothen centre pour Hoarau qui dévie et Giuly reprend victorieusement du gauche dans les filets.
Alors que Sessegnon commence à s'enfoncer, depuis son retour de suspension, dans une mécanique séduisante mais totalement inefficace (des dribbles compliqués qui aboutissent à des mauvaises passes, des tirs non cadrés, sans oublier une défense inexistante, bref un goût de Ben Arfa dans ses mauvais jours), le salut vient de ce trio offensif Rothen/Giuly/Hoarau.
A la 55è minute, Hoarau centre dans la surface et Rothen se précipite pour allumer Revault, scellant (quasiment) ainsi le match.
Comme à ce moment-là, l'OM est mené d'un but à Lorient, la victoire est plus satisfaisante encore.
A la 89è minute, Armand demande à sortir, la jambe trainante.
Peu de temps auparavant, Pancrate et Luyindula, qui remplacent respectivement Sessegnon et Giuly, ne feront pas grand chose d'utile, comme un peu trop souvent ces derniers temps.
Le public gronde un peu en se disant qu'il y a quand même de la place pour améliorer le goal-average avec 1/2 buts en plus.
C'est le moment que choisit Revault (90è) pour s'illustrer par un non-arrêt à la Arconada, en laissant passer sous son bras une tête de Hoarau, ce qui doit lui rappeller son match calvaire contre le Bayern de Munich (1-5), lorsqu'il gardait les buts du PSG en 1997.
Hoarau, pas malheureux du tout, permet de donner un lustre au score plus conforme à la physionomie du match (3-0) et revient avec 17 buts à 2 longueurs de Gignac (meilleur buteur de L1 avec 19 buts).
Pour la Ligue des Champions et surtout sa 3è place, rien n'est fait, mais le PSG est bien positionné à 1 point de Lyon, qu'il visitera la prochaine journée.
Dans un Parc des Princes plein aux 2/3, le PSG reçoit le Dynamo de Kiev, le leader du championnat ukrainien, avec pour objectif de se qualifier pour une demi-finale en coupe UEFA.
Alors que le PSG ne s'est pas trouvé à ce stade d'une compétition européenne depuis 1997 (et n'a perdu en 1/4 de finale d'une coupe européenne qu'une seule fois sur 7), on reste un peu songeur devant le fait que le stade ne soit pas archi-plein, alors que les Parisiens font quasiment un carton plein en championnat. Le fait que les matches de coupes, nationales ou internationales, soient programmés en semaine, est peut-être une explication, mais celà n'explique pas cette désaffection (relative) du public.
Le match démarre alors qu'on apprend que l'OM vient de prendre une (mini?) raclée (2-0) au stade du Shaktar Donetsk, dauphin de Kiev au championnat ukrainien. Autant pour une probable 1/2 finale OM/PSG.
Comme d'habitude en coupe d'Europe cette année, Le Guen ne propose pas son équipe type, puisqu'en plus de Sakho et Armand blessés, Giuly et Makelele ne sont que remplaçants. Le match dimanche en Ligue 1 est forcément plus important qu'un...pauvre 1/4 de finale UEFA.
Bref, les Ukrainiens commencent le match sans temps mort et, d'ailleurs, on remarquera que, tout au long du match, ils ne chercheront jamais à temporiser pour conserver un score nul positif pour eux, soit à l'occasion de relances du gardien ou de coups de pied arrêtés. Ils sont venus pour gagner et pas pour jouer frileusement (comme les Français aiment le faire à l'extérieur, l'OM au Shaktar par-exemple) à 9 défenseurs + 1 attaquant.
On admire une belle technique, des passes courtes et un jeu souvent à une touche de balle, sans oublier une bonne présence physique (voire athlétique) des défenseurs, mais aussi de l'attaquant Milevskiy, qui a des faux airs de Vercruysse.
Heureusement pour le PSG, les actions slaves s'arrêtent à la surface de réparation et Landreau n'est inquiété que par des tirs prometteurs mais pas franchement dangereux.
Le PSG commence finalement à se dire qu'à domicile, il faut faire le jeu et enclenche des actions de plus en plus dangereuses.
Si Sessegnon est le dynamiteur habituel, du fait de son talent pour accélérer et dribbler ses adversaires, sa finition est loin d'être parfaite (n'est pas Messi qui veut), soit parce qu'il se complique la vie avec des passes imprécises ou des tirs non-cadrés.
Ce n'est qu'à la première 1/2 heure de jeu que le PSG obtient deux occasions très dangereuses, malheureusement avortéees. Sessegnon centre dans la surface pour Luyindula (30è) et la balle dégagée à la limite de cette surface, est reprise comme un boulet de canon par Chantôme, mais le gardien Bogush sort cette balle impossible (il est vrai... qui lui arrive dessus). 3 minutes plus tard, énorme occasion de Rothen qui envoie un obus dans la lucarne (il est vrai... du pied droit, alorsqu'il est gaucher), encore une fois stoppée par le gardien ukrainien.
La 2è mi-temps commence comme la 1ère avec une domination outrageuse de Kiev et, mendant 10 minutes, le PSG ne touche aucun ballon, si ce n'est dans sa surface.
L'arbitre oublie forcément de siffler un pénalty sur une poussette sur Luyindula dans le surface.
Quelques minutes plus tard, le PSG se réveille enfin (bis repetita, comme en 1è mi-temps) et Sessegnon (58è), parti tout seul en contre-attaque, bute in-extremis sur un défenseur.
Deux minutes plus tard, Luyindula sort, avec un bilan mitigé, comme en équipe de France et comme contre Nice, où il a eu des rares occasions et n'a pas su en profiter avant de disparaitre offensivement (vu que défensivement, c'est le calme plat). Il est remplacé par un revenant Kezman qui est moins sifflé qu'on aurait pû le croire.
Le Serbe aura ses 2 demi-occasions habituelles (un centre presque décisif suivi d'une frappe presque dangereuse) avant de courir dans le vent.
A la 75è, Hoarau est remplacé par Pancrate, Giuly Jean-Eudes Maurice, l'attaquant vedette du PSG (avec O buts marqués en 2007/2008 en CFA, quel palmarès!), qui aura une influence considérable nulle sur le jeu.
Au final, peu d'actions dangereuses, d'un côté comme de l'autre, le PSG pourra regretter son manque de réalisme, sa frilosité de départ (pourquoi Giuly n'est-il pas rentré à la place de Maurice pour 30 minutes?), dezvant une équipe solide, mais qui finalement n'a pas dominé outrageusement.
On se dit qu'il reste 30% de chances de se qualifier, mais que la stratégie de Le Guen, consistant à privilégier le championnat de France aux détriments des coupes d'Europe est bien symptômatique d'une culture d'entraineurs français (Rennes, Bordeaux, assez souvent ces dernières années), privilégiant la qualification pour ces coupes (pour garder leur place) plutôt que de prendre des risques offensifs (une fois qu'ils jouent dans ces compétitions).
Dans un Parc qui voulait faire la fête, avec un record de spectateurs présents (> 45 000), 10 000 drapeaux distribués et plus de 1 000 supporters marseillais et la perspective de passer leader de la Ligue 1 (grâce au faux pas de Lyon à Auxerre), tout en reléguant l'OM à 6 points, le PSG avait tout à gagner dans cette rencontre.
Malheureusement, avec Sessegnon absent auquel on ajoute une tactique défaillante de Le Guen et, peut-être, un des meilleurs matches de l'OM cette année, sans oublier une expulsion meurtrière, le PSG a failli et a semblé timoré, voire fatigué et sans imagination.
Dès le début du match, les fumigènes lancés par les supporters rendent le terrain difficilement visible, au même titre que la disposition tactique de Le Guen. En effet, pour pallier la suspension de Sessegnon, Luyindula se retrouve curieusement sur le couloir droit alors que Giuly reprend son rôle comme support de Hoarau, sur le front de l'attaque. Que Luyindula soit moins en forme, c'est un fait, mais de là à le positionner à cette position, le scepticisme était de mise.
D'ailleurs, pendant les 15 premières minutes, l'OM domine outrageusement l'entrejeu parisien et se joue de Clément ou de Makelele. Pas moins de 6 frappes marseillaises, il est vrai non-cadrées, alertent le PSG, mais, encore à cet instant, sans dommage.
Le PSG a même quelques réactions avec Giuly, toujours à la limite du hors-jeu, mais Hoarau ou Luyindula ne sont pas très performants.
A la 24è sur une énième percée, Zenden, qui a sans doute joué son meilleur match de la saison (meric pour nous!), finit par cadrer un tir qui finite dans le filet de Landreau.
A la 43è, parti à la limite du hors-jeu, mais cette fois sans être sanctionné par l'arbitre, Giuly, meilleur parisien, sur la seule action valable de Luyindula sur ce match qui lui adresse une passe, trompe Mandanda d'un joli tir croisé.
A la mi-temps, on pense alors que le PSG peut difficilement faire pire en matière de défense et que ses incursions, par Hoarau et Giuly, sont souvent dangereuses et risquent encore de porter leur fruit. On a quand même une drôle d'impression sur la manière avec laquelle le PSG a entamé le match, mélange de laisser-aller en défense et d'envoi systématique de balles hautes à Hoarau (un peu à la "Kick & Rush"), sans autre tactique offensive.
A la 53è, coup de théâtre, avec Sakho (trop tôt revenu en défense, après sa blessure?), qui semble retenir Zenden, intenable et qui, en tant que dernier défenseur, se voit notifier un carton rouge. Le coup-franc tiré par...Zenden est repoussé dans un premier temps par Landreau mais finit sa course sur le genou de Koné qui le pousse dans le but.
2-1 pour l'OM qui, en plus, joue à 11 contre 10.
On se dit ALORS que Le Guen va sûrement titulariser Traoré pour consolider la défense et peut-être Chantôme pour booster l'attaque, sauf que, comme à son habitude, Le Guen réagit en ne changeant aucun joueur du tout!
A la 60è, le match est virtuellement fini (a-t-il seulement commencé pour le PSG, d'ailleurs?) puisque le "traitre" Cana torpille ses anciens co-équipiers en marquant le 3è but marseillais.
Malgré des actions intéressantes, Giuly adressant une spectaculaire frappe à ras-de-terre très bien arrêtée par Mandanda (84è) et Clément trop altruiste qui passe mal au lieu de tenter sa chance (86è), le PSG est bien défait ete laisse l'OM se venger de l'affront du match aller au Vélodrome.
Prochaine étape: se qualifier face à Braga et résister face à Toulouse, un autre concurrent au podium.
A 3 jours du Classico traditionnel et alors que Le Guen a toujours dit que le championnat était sa priorité, certains pensaient que logiquement le coach breton (donc forcément tétu) allait faire tourner son effectif et sortir une équipe bis, voire tierce ?
En réalité, coincé par la suspension de Sessegnon pour ce dimanche, celui-ci ne pouvait qu’être titularisé, ce qui, déjà, contredisait le schéma habituel.
En revanche, les titulaires habituels en Ligue 1, Hoarau, Giuly et Landreau étaient remplaçants, ainsi que le 3ème salaire du PSG, Kezman.
Donc, pour résumer, on assistait à une équipe 1bis, avec 7 habitués de Ligue 1 (Ceara, Armand, Camara, Makélélé, Clément, Sessegnon et Rothen) se mélant avec 4 habitués des coupes (Edel, Traoré, Chantôme, Luyindula).
Si on analyse cette 1ère mi-temps, le résultat était du coup un peu mitigé, avec une cassure entre l’attaque, Luyindula étant souvent seul, un milieu qui essayait avec peu de succès de colmater les brèches lusitaniennes, et une défense trop heureuse de voir les assauts portugais échouer par maladresse devant le but d’Edel.
Le PSG défendait ainsi trop bas, en s’en remettant, quand il le fallait, à l’excellente prestation d’Edel qui a été décisif sur 4 occasions de Braga (27è devant Renteria, par-exemple).
En attaque, Rothen (62è) ou Chantôme (52è) auront eu leur chance mais le gardien portugais ou la barre transversale sauve les visiteurs.
On reste quand même très perplexe devant le choix tactique de Le Guen qui avait décidé de positionner Chantôme juste derrière Luyindula, alors que Sessegnon était en retrait sur le couloir droit. Chantôme n’ayant pas comme Hoarau la faculté de fixer les ballons en attaque, pas étonnant que Luyindula n’ai eu que peu de ballons à jouer.
Quant à Sessegnon, s’il faisait ses contrôles ou dribbles habituels (quelques fois devant 3 défenseurs adverses), ses coups de génies se situaient au milieu de terrain, bref dans une zone pas franchement dangereuse pour les visiteurs portugais.
Il aurait sans doute été plus hudicieux d’inverser les positions de Chantôme et de Sessegnon.
Bref, voyant que le score n’évoluait pas et aussi pour reposer certains cadres, Le Guen faisait sortir Makelele (57è), Luyindula (58è) et Chantôme (68è) pour les remplacer par Hoarau, Giuly et Kezman.
S’il est vrai que ces changements amenèrent plus de jus offensif pour Paris, le score restera vierge, malgré une dernière occasion ratée de Kezman sur un caviar de Sessegnon.
En bout de course, on reste un peu sur sa faim, en se demandant s’il n’aurait pas fallu mettre le turbo dès le début, en titularisant Hoarau, Giuly, quitte à les sortir, une fois le break fait, avec 2 buts, au bout d’1 heure.
Les seuls motifs de satisfaction restent :
- la bonne prestation d’Edel qui fait un sans-faute ;
- l’absence de but de Braga qui empêche de se lamenter sur le but encaissé à l’extérieur ;
- l’absence de blessés avant le Classico
On peur raisonnablement espérer que, une fois ce match dominical passé, les Parisiens auront plus l’esprit libre pour marquer des buts au Portugal et se lâcher complètement au match retour.
Dans une
ambiance survoltée, ce qui est le cas d'ailleurs pour la majeure partie
des matchs de cette saison, le PSG démarre son match, avec la double
volonté de confirmer sa 2è place au classement et de permettre à 2 de
ses leaders, Sessegnon et Makelele, de se défouler avant leur
suspension, respective de 3 et 2 matchs.
D'ailleurs, si la sanction
de Makelele semble a peu près justifiable (et pas justifiée), celle de
Sessegnon est franchement abusive, eu égard a la poussette effectuée
contre un adversaire.
Si on faisait de preuve de paranoïa aiguë, on pourrait penser qu'une sanction contre un joueur parisien est, comme par hasard, exemplaire et inopportune, puisqu'elle tombe avant le Classico PSG-Marseille.
A peine le temps de s'installer sur son siège que Rothen (11è), qui commence enfin à revenir à son niveau de l'année dernière, adresse un coup-franc dans la surface à Hoarau qui monte trois étages de plus que ses opposants et marque sans opposition de la tête, un peu à la manière d'un Dunk (mais avec la tête qui remplace la main).
Encore une fois, le temps de saluer le buteur qui, en marquant son 14è but, revient à une longueur de son rival toulousain Gignac, que Sessegnon déborde près de la surface nancéenne et passe à Giuly qui contrôle et frappe un tir rasant dans le petit filet du gardien Bracigliano. 2ème BUT!
On se dit alors que le match est plié et que l'on va assister au jubilé de Makelele et de Sessegnon, dont c'est le dernier match avant de purger leur suspension.
Sauf qu'à la 30è minute, profitant d'une demi-sortie/sortie avortée de Landreau (NDLR: le gardien sort mollement de ses cages et, s'apercevant qu'il a été trop lent pour intercepter la balle, revient tout aussi lentement vers ses buts vides), le nancéen Féret lobbe le gardien parisien et marque un superbe but dans la lucarne. Forcément, on pense au but de Pauleta qui avait marqué dans les mêmes conditions contre Barthez, alors gardien marseillais.
Le match est donc relancé et la 35è minute, Giuly est tout près de concrétiser un doublé, suite à une passe de Hoarau, le polyvalent qui défend, marque, fait des passes décisives. Sauf que là, la balle de l'ancien romain/barcelonais/monégaque/lyonnais (NDLR: rayer la mention inutile) tape le poteau. Dommage pour lui!
Qu'à celà ne tienne, à la 40è minute, encore sur un coup-franc de Rothen (2è passe décisive donc!), les nancéens essaient de refaire le coup de la montée générale des défenseurs pour mettre hors-jeu les parisiens (choix payant sur un corner précédent). Sauf que, en l'espèce, ils oublient Hoarau (c'est un peu ballot de l'oublier vu qu'il mesure 1,92m...) qui a non seulement le temps de tirer une première fois sur Bracigliano (qui fait d'ailleurs un bel arrêt réflexe, mais inutile) et de reprendre la balle pour marquer le but.
3-1 pour PSG et Hoarau rejoint Gignac en tête du classement des buteurs avec 15 buts.
A la 47è, petite frayeur pour Paris puisque Nguemo voit son tir fleurter avec la barre transversale de Landreau, ce qui fait 1-1 si l'on considère les tirs sur poteaux, mais toujours 3-1 au tableau d'affichage.
Enfin, à la 62è, une percée de Hoarau qui passe (décisive, donc) à Sessegnon qui, dans son élan, au milieu de 2 défenseurs, troue les filets de Nancy pour la 4è fois.
Quelques occasions émailleront la fin du match, mais le score en reste là.
En conclusion, le chiffre 2 était à l'honneur cette après-midi:
- 2 buts de Hoarau
- 2 passes décisives de Rothen
- 2 joueurs-clefs du PSG suspendus, Makelele et Sessegnon
- 2 tirs sur les poteaux
... et le PSG conserve sa 2è place!
Dans une ambiance musclée mais correcte (attention cliché!), les Bordelais se sont imposés au Parc des Princes et, au vu de leur domination précédente en championnat (4-0 contre Bordeaux), le résultat parait logique.
C'est d'ailleurs ce qui transparait dans les notes de l'Equipe puisque les Parisiens ont des notes oscillant de 3 à 6, alors que les Bordelais sont notés de 4 à 8. Forcément, une équipe qui gagne 3 à 0 est dominatrice, méritait de gagner et c'est plus facile pour faire son article après-coup.
En fait, cette analyse est simpliste et s'il faut reconnaitre que Bordeaux a été solide, il a été bien aidé par le buteur (ou son clone) Kezman et aussi par la faible prestation de l'arbitre de la rencontre.
Si la composition de l'équipe de Bordeaux n'est pas très surprenante, celle de Paris n'est pas très classique. Alors qu'en championnat, la priorité est donnée à Hoarau & Giuly, voire Hoarau & Luyindula, les coupes étaient réservées au duo Kezman & Luyindula. Cette fois-ci, la mixité est de mise puisque Kezman est aligné avec Hoarau, alors que Sessegnon retrouve sa place (moins performante que dans l'axe, depuis le début de la saison) à droite de l'attaque.
Ainsi, en début de match, aucune équipe ne domine vraiment l'autre et chacun a sa chance: Armand (1è minute) et Sessegnon (13è) ont une bonne occasion, de même que Gourcuff (7è).
C'est, sur un centre anodin que Bordeaux marque, par l'intérmédiaire de Bellion, à la 17 minute, sur sa vraie occasion franche.
Les tournants du match se situent à la 29è minute (puis 41è), lorsque Kezman rate l'immanquable, alros qu'il est servi merveilleusement par Sessegnon. Le pire se situe à la 62è minute lorsque sur une déviation de Hoarau, Kezman est tout seul et qu'il marche sur le ballon.
Que fait Bordeaux, pendant ce temps?
Il défend tant bien que mal et ses joueurs ont plutôt tendance à tomber facilement, ce qui permet de casser le rythme.
Quant à l'arbitre, alors que Kezman partait au but à la 44è minute, Planus fait faute en tant que dernier défenseur et le PSG obtient un coup-franc. Si on suit la règle, Planus aurait dpu recevoir un carton rouge, puisqu'il est en position de dernier défenseur. De même, Chantome est stoppé irrégulièrement dans la surface de réparation (43è) et aurait logiquement mérité un pénalty.
S'il est vrai que Jurietti aurait aussi mérité un pénalty (66è) pour une faute du parisien Chantome, il n'en reste pas moins que l'arbitre a négativement influencé sur le jeu et a spolié le PSG, en étant bien trop laxiste par-rapport aux Girondains.
Arrive ce qui devait arriver, puisque Bordeaux scelle cette victoire en contre (87è et 91è).
En conclusion, l'option de Kezman en titulaire et l'apport offensif de Sessegnon à droite de l'attaque étaient insuffisants. Avec Luyindula et un arbitre qui prend ses responsabilités, on imagine que le sort aurait été moins inéluctable.
Donc, il est clair que le PSG a perdu le match face à un Bordeaux, plus réactif qu'autre chose, qui a bien profité de la situation.
En 2006, Canal Plus brade le PSG à un pool d'actionnaires, un fonds d'investissement américain (Colony Capital), français (Butler) et une banque américaine (Morgan Stanley), tout en étant garant de la dette du club parisien.
Même si on est sceptique sur cet intérêt d'investisseurs qui ne semblent pas connaitre réellement le football, on imagine que leur surface financière va leur permettre d'investir sérieusement dans le club et lui redonner un lustre perdu depuis 10 ans de gabegie de la chaîne à péage.
Malheureusement, Morgan Stanley et Butler se désengagent au profit de Colony Capital. Au niveau de l'engagement financier, rien ne vient vraiment et Sébastien Bazin, DG Europe de Colony, poursuit une chimère:
- rentabiliser son investissement en bénéficiant de projets immobiliers;
- récupérer sa mise de départ en revendant le PSG au bout de 5 ans, sans investir sportivement;
- nommer des présidents (Cayzac, Mouillot, Villeneuve) sans leur donner les pleins pouvoirs;
- faire confiance à l'entraineur Paul Le Guen, en dépit de l'opinion des présidents successifs ou de joueurs cadres.
Forcément, ces 4 objectifs sont contradictoires et il n'est pas possible de s'aligner sur cette stratégie irréaliste et incongrue.
Mathématiquement, l'équation se présente ainsi:
Si Bazin + Le Guen = 15è (2007) et 16è (2008)
ET Recrutements = Bourillon + Digard
ET Bazin + Le Guen + Villeneuve = 6è (2009)
ET Recrutements = Giuly + Makelele + Hoarau
ALORS Bazin + Le Guen = 0
En arrivant à la fin de la 1ère mi-temps, j'ai juste eu le temps de voir Hoarau transformer le pénalty (et pas l'essai) sifflé (généreusement, selon certains) pour une faute sur Rothen.
En arrivant au stade, l'écoute de la radio m'indiquait qu'à la 15è minute, l'arbitre avait aussi (généreusement) oublié d'expulser la gardien sochalien Gavanon pour une balle prise en main hors de la surface. Pour son exploit, l'ex-gardien fut même surpris de ne recevoir qu'un carton jaune, au prétexte que l'action parisienne n'était pas décisive! Avec ce raisonnement, une faute de main dans la surface de réparation ne donnerait jamais de pénalty.
Luyindula rate 2 buts quasi-immanquables à la 22è et 29è minutes.
A la 2è mi-temps, Paris recule et Sochaux arrive assez facilement à être menaçant, à cause (bien sûr) du rendement encore une fois médiocre de Bourillon, qui remplace au pied levé Makelele, blessé.
Comment décrire Bourillon sur un terrain? Un "joueur" qui ne sait pas vraiment faire des passes, ne sait pas dribbler, évite de tacler ses vis-à-vis et dont la seule compétence consiste à faire écran, façon NBA mais pas Ligue 1 de football.
Bref, à la 50è minute, le nouvel arrivant tchèque Sverkos, glisse une balle bien placée sur le petit côté et trompe Landreau. Tout est à refaire.
Heureusement, à la 60è minute, Luyindula profite d'une balle dans la surface, à la Trézeguet ou "Rudi" Völler, pour marquer entre les jambes.
Jusqu'à la fin, le PSG va trembler et Chantôme ne rentrera pas, officieusement pour des raisons disciplinaires.
Dans un Parc des Princes rempli aux 2/3, ce qui n'est pas si mal pour un match de milieu de semaine avec, qui plus est, une température semi-glaciale, le PSG a rempli sa mission, consistant à se qualifier face à un adversaire, supposé être plus faible, puisque le RC Lens est leader de ...L2.
A titre de parenthèse d'avant-match, les media avaient souligné les rotomondades incongrues et le désir affirmé de vengeance stupide du directeur sportif Daniel Leclerc et du maire de Lens Guy Delcourt, qui n'ont toujours pas digéré leur défaite de l'année dernière et continuent de se réfugier derrière cette banderole (certes imbécile) pour justifier les revers sportifs des Sang et Or.
On espère que le président du RC Lens Gervais Martel, plus intelligent dans sa communication, saura leur dire qu'il est temps de tourner la page et que l'essentiel est que leur club remonte en Ligue 1 dès cette année.
Si le maire lençois Guy Delcourt continue à vouloir saisir la justice pour exclure le PSG de la compétition, il faudrait lui dire qu'en tant qu'élu local, il devrait reconnaitre la légitimité d'une décision de justice et arrêter de dépenser l'argent du contribuable pour sa publicité personnelle.
Dans un climat plus que frais, ces diatribes ineptes n'ont malgré tout pas mis le feu aux poudres sur le terrain, comme à l'extérieur du stade.
Au début du match, les Lensois sont presque plus vifs que les Parisiens et arrivent régulièrement à enfoncer le milieu du PSG, en obtenant quelques coups de pieds arrêtés dangereux. Malheureusement, pour eux, le dernier geste est souvent laborieux et les Nordistes ne parviennent pas à cadrer ou à mettre en difficulté le gardien de la capitale.
Le tournant du match est à noter à la 13è minute, au moment où Keita, récupérant un ballon de coup-franc tiré par Demont, tire à bout portant sur Landreau, alors que le but lui semblait ouvert. Pour rajouter à sa malchance (ou plutôt à son manque d'automatisme, du fait de son absence comme titulaire depuis 1,5 mois), il détourne dans ses propres buts un centre de Rothen et le PSG mène donc 1-0.
Pendant le reste de la 1ère mi-temps, les 2 équipes auront des occasions moyennement dangereuses mais sans qu'on puisse parler de domination d'une des équipes. Lens, mené, devrait ainsi être plus offensif et prendre plus de risques, mais celà reste un voeu pieux.
Au retour des vestiaires, Kezman, jusque là peu inspiré, récupère une bonne balle de Luyindula et effectue un bon dribble pour effacer son adversaire Lençois. Il est alors tout seul face au gardien et marque d'un tir à ras de terre?
NON, Kezman rate le plus facile et la balle passe à côté des montants!
L'attaquant serbe évite clairement une bonne occasion de:
- tuer le match;
- se faire applaudir et apprécier par le public;
- montrer au coach qu'il peut être décisif.
D'ailleurs, il n'est même pas remplacé en fin de match par Hoarau et peut-être faut-il voir là un geste intelligent (pour une fois) de LeGuen, désireux de ne pas le soumettre aux sifflets du Parc.
Malgré l'indigence du milieu parisien, - un dramatique Bourillon (qui n'en finit pas de montrer son inaptitude au niveau d'une équipe de la capitale, merci LeGuen) et un Chantôme trop transparent, malgré quelques élans offensifs intéressants, sans parler d'un Pancrate semi-invisible-, et une défense centrale hésitante (Sakho et Camara en début de match), le PSG sera rarement inquiété, malgré quelques occasions sauvées par un Landreau solide.
La rentrée de Sessegnon (60è) donne un peu de mordant offensivement, notamment sur un geste curieux de crapaud (lui permettant de se jouer de 3 défenseurs), mais sa passe est imprécise.
Ce n'est guère qu'à la 90è minute que Clément, nouvellement rentré, reprend une balle, qui traine à l'entrée de la surface, à bout portant et permet au PSG de se mettre définitivement à l'abri.
En bout de course, le PSG gagne avec une équipe bis, mais aurait pu et dû se rassurer plus rapidement.
La récompense est une 1/2 finale contre Bordeaux, son récent bourreau en championnat, et ce à domicile!
on PSG (3) - Lorient (2) : Coups de tête pour une victoire sur le fil