1/2 Finale Coupe de la Ligue: Bordeaux (3) ; Kezman (-2) ; Arbitre (-3)
Dans une ambiance musclée mais correcte (attention cliché!), les Bordelais se sont imposés au Parc des Princes et, au vu de leur domination précédente en championnat (4-0 contre Bordeaux), le résultat parait logique.
C'est d'ailleurs ce qui transparait dans les notes de l'Equipe puisque les Parisiens ont des notes oscillant de 3 à 6, alors que les Bordelais sont notés de 4 à 8. Forcément, une équipe qui gagne 3 à 0 est dominatrice, méritait de gagner et c'est plus facile pour faire son article après-coup.
En fait, cette analyse est simpliste et s'il faut reconnaitre que Bordeaux a été solide, il a été bien aidé par le buteur (ou son clone) Kezman et aussi par la faible prestation de l'arbitre de la rencontre.
Si la composition de l'équipe de Bordeaux n'est pas très surprenante, celle de Paris n'est pas très classique. Alors qu'en championnat, la priorité est donnée à Hoarau & Giuly, voire Hoarau & Luyindula, les coupes étaient réservées au duo Kezman & Luyindula. Cette fois-ci, la mixité est de mise puisque Kezman est aligné avec Hoarau, alors que Sessegnon retrouve sa place (moins performante que dans l'axe, depuis le début de la saison) à droite de l'attaque.
Ainsi, en début de match, aucune équipe ne domine vraiment l'autre et chacun a sa chance: Armand (1è minute) et Sessegnon (13è) ont une bonne occasion, de même que Gourcuff (7è).
C'est, sur un centre anodin que Bordeaux marque, par l'intérmédiaire de Bellion, à la 17 minute, sur sa vraie occasion franche.
Les tournants du match se situent à la 29è minute (puis 41è), lorsque Kezman rate l'immanquable, alros qu'il est servi merveilleusement par Sessegnon. Le pire se situe à la 62è minute lorsque sur une déviation de Hoarau, Kezman est tout seul et qu'il marche sur le ballon.
Que fait Bordeaux, pendant ce temps?
Il défend tant bien que mal et ses joueurs ont plutôt tendance à tomber facilement, ce qui permet de casser le rythme.
Quant à l'arbitre, alors que Kezman partait au but à la 44è minute, Planus fait faute en tant que dernier défenseur et le PSG obtient un coup-franc. Si on suit la règle, Planus aurait dpu recevoir un carton rouge, puisqu'il est en position de dernier défenseur. De même, Chantome est stoppé irrégulièrement dans la surface de réparation (43è) et aurait logiquement mérité un pénalty.
S'il est vrai que Jurietti aurait aussi mérité un pénalty (66è) pour une faute du parisien Chantome, il n'en reste pas moins que l'arbitre a négativement influencé sur le jeu et a spolié le PSG, en étant bien trop laxiste par-rapport aux Girondains.
Arrive ce qui devait arriver, puisque Bordeaux scelle cette victoire en contre (87è et 91è).
En conclusion, l'option de Kezman en titulaire et l'apport offensif de Sessegnon à droite de l'attaque étaient insuffisants. Avec Luyindula et un arbitre qui prend ses responsabilités, on imagine que le sort aurait été moins inéluctable.
Donc, il est clair que le PSG a perdu le match face à un Bordeaux, plus réactif qu'autre chose, qui a bien profité de la situation.