1/4 Finale UEFA Cup: PSG (0) - Kiev (0); Un coup pour rien
Dans un Parc des Princes plein aux 2/3, le PSG reçoit le Dynamo de Kiev, le leader du championnat ukrainien, avec pour objectif de se qualifier pour une demi-finale en coupe UEFA.
Alors que le PSG ne s'est pas trouvé à ce stade d'une compétition européenne depuis 1997 (et n'a perdu en 1/4 de finale d'une coupe européenne qu'une seule fois sur 7), on reste un peu songeur devant le fait que le stade ne soit pas archi-plein, alors que les Parisiens font quasiment un carton plein en championnat. Le fait que les matches de coupes, nationales ou internationales, soient programmés en semaine, est peut-être une explication, mais celà n'explique pas cette désaffection (relative) du public.
Le match démarre alors qu'on apprend que l'OM vient de prendre une (mini?) raclée (2-0) au stade du Shaktar Donetsk, dauphin de Kiev au championnat ukrainien. Autant pour une probable 1/2 finale OM/PSG.
Comme d'habitude en coupe d'Europe cette année, Le Guen ne propose pas son équipe type, puisqu'en plus de Sakho et Armand blessés, Giuly et Makelele ne sont que remplaçants. Le match dimanche en Ligue 1 est forcément plus important qu'un...pauvre 1/4 de finale UEFA.
Bref, les Ukrainiens commencent le match sans temps mort et, d'ailleurs, on remarquera que, tout au long du match, ils ne chercheront jamais à temporiser pour conserver un score nul positif pour eux, soit à l'occasion de relances du gardien ou de coups de pied arrêtés. Ils sont venus pour gagner et pas pour jouer frileusement (comme les Français aiment le faire à l'extérieur, l'OM au Shaktar par-exemple) à 9 défenseurs + 1 attaquant.
On admire une belle technique, des passes courtes et un jeu souvent à une touche de balle, sans oublier une bonne présence physique (voire athlétique) des défenseurs, mais aussi de l'attaquant Milevskiy, qui a des faux airs de Vercruysse.
Heureusement pour le PSG, les actions slaves s'arrêtent à la surface de réparation et Landreau n'est inquiété que par des tirs prometteurs mais pas franchement dangereux.
Le PSG commence finalement à se dire qu'à domicile, il faut faire le jeu et enclenche des actions de plus en plus dangereuses.
Si Sessegnon est le dynamiteur habituel, du fait de son talent pour accélérer et dribbler ses adversaires, sa finition est loin d'être parfaite (n'est pas Messi qui veut), soit parce qu'il se complique la vie avec des passes imprécises ou des tirs non-cadrés.
Ce n'est qu'à la première 1/2 heure de jeu que le PSG obtient deux occasions très dangereuses, malheureusement avortéees. Sessegnon centre dans la surface pour Luyindula (30è) et la balle dégagée à la limite de cette surface, est reprise comme un boulet de canon par Chantôme, mais le gardien Bogush sort cette balle impossible (il est vrai... qui lui arrive dessus). 3 minutes plus tard, énorme occasion de Rothen qui envoie un obus dans la lucarne (il est vrai... du pied droit, alorsqu'il est gaucher), encore une fois stoppée par le gardien ukrainien.
La 2è mi-temps commence comme la 1ère avec une domination outrageuse de Kiev et, mendant 10 minutes, le PSG ne touche aucun ballon, si ce n'est dans sa surface.
L'arbitre oublie forcément de siffler un pénalty sur une poussette sur Luyindula dans le surface.
Quelques minutes plus tard, le PSG se réveille enfin (bis repetita, comme en 1è mi-temps) et Sessegnon (58è), parti tout seul en contre-attaque, bute in-extremis sur un défenseur.
Deux minutes plus tard, Luyindula sort, avec un bilan mitigé, comme en équipe de France et comme contre Nice, où il a eu des rares occasions et n'a pas su en profiter avant de disparaitre offensivement (vu que défensivement, c'est le calme plat). Il est remplacé par un revenant Kezman qui est moins sifflé qu'on aurait pû le croire.
Le Serbe aura ses 2 demi-occasions habituelles (un centre presque décisif suivi d'une frappe presque dangereuse) avant de courir dans le vent.
A la 75è, Hoarau est remplacé par Pancrate, Giuly Jean-Eudes Maurice, l'attaquant vedette du PSG (avec O buts marqués en 2007/2008 en CFA, quel palmarès!), qui aura une influence considérable nulle sur le jeu.
Au final, peu d'actions dangereuses, d'un côté comme de l'autre, le PSG pourra regretter son manque de réalisme, sa frilosité de départ (pourquoi Giuly n'est-il pas rentré à la place de Maurice pour 30 minutes?), dezvant une équipe solide, mais qui finalement n'a pas dominé outrageusement.
On se dit qu'il reste 30% de chances de se qualifier, mais que la stratégie de Le Guen, consistant à privilégier le championnat de France aux détriments des coupes d'Europe est bien symptômatique d'une culture d'entraineurs français (Rennes, Bordeaux, assez souvent ces dernières années), privilégiant la qualification pour ces coupes (pour garder leur place) plutôt que de prendre des risques offensifs (une fois qu'ils jouent dans ces compétitions).