Le PSG se balade contre Le Havre: 3-0
Dans un Parc des Princes baigné par le soleil, alors que le week-end avait été pluvieux jusque-là, le PSG a pris ses repsonsabilités et profité des défaites de Rennes, Lille et Toulouse, pour se rapprocher du trio de tête, l'axe BLM (Bordeaux, Lyon, Marseille).
Dans une configuration assez classique, un 4-4-2 (voire un 4-2-2-2, avec une défense à 4, 2 milieux récupérateurs, 2 milieux offensifs excentrés et 2 attaquants), le PSG recevait Le Havre, bon dernier de L1, avec obligation morale (comme Le Havre est le dernier, la défaite était éthiquement inenvisageable), chiffrée (Rennes, Lille, Lyon et Toulouse ayant perdu et Bordeaux, l'OM ayant perdu) et d'objectif (le PSG étant éliminé de toutes le coupes)... de l'emporter.
A la 16è minute, Giuly exécute une demi-volée dans la surface, sans résultat.
Décidemment en verve, et sans doute pour gommer sa pâle prestation en 1/4 de finale contre Kiev, à la 19è minute, Giuly reçoit un bon centre de Rothen et tente une reprise latérale osée, mais la demi-volée passe au dessus du cadre.
Bis (voire ter) repetita, à la 21è minute, Rothen, encore lui, adresse un bon centre dans la surface, presque coupé par Rothen, mais celui-ci arrive 1 seconde trop tard.
On se dit alors que la mécanique commence à prendre et qu'avec le retour d'Armand, Rothen semble retrouver son meilleur niveau, lui qui trainait la patte depuis plusieurs semaines, et était devenu incapable de dribbler le moindre adversaire.
Au bout de 30 minutes, le PSG s'essouffle et commence à jouer au Kick & Rush, i.e., la construction de jeu consiste à sauter le milieu et à balancer des transversales vers Hoarau en espérant qu'il fasse une passe décisive ou qu'il marque sur un malentendu. Comme Le Havre est quasiment inopérant, le débat devient un peu stérile.
A la 36è, Armand est victime d'une faute méchante qui le laisse à terre et on craint que son retour sur blessure prenne la tangente. Finalement, il se relève et Makonda retourne s'asseoir.
Finalement, à la 41è minute, Rothen centre pour Hoarau qui dévie et Giuly reprend victorieusement du gauche dans les filets.
Alors que Sessegnon commence à s'enfoncer, depuis son retour de suspension, dans une mécanique séduisante mais totalement inefficace (des dribbles compliqués qui aboutissent à des mauvaises passes, des tirs non cadrés, sans oublier une défense inexistante, bref un goût de Ben Arfa dans ses mauvais jours), le salut vient de ce trio offensif Rothen/Giuly/Hoarau.
A la 55è minute, Hoarau centre dans la surface et Rothen se précipite pour allumer Revault, scellant (quasiment) ainsi le match.
Comme à ce moment-là, l'OM est mené d'un but à Lorient, la victoire est plus satisfaisante encore.
A la 89è minute, Armand demande à sortir, la jambe trainante.
Peu de temps auparavant, Pancrate et Luyindula, qui remplacent respectivement Sessegnon et Giuly, ne feront pas grand chose d'utile, comme un peu trop souvent ces derniers temps.
Le public gronde un peu en se disant qu'il y a quand même de la place pour améliorer le goal-average avec 1/2 buts en plus.
C'est le moment que choisit Revault (90è) pour s'illustrer par un non-arrêt à la Arconada, en laissant passer sous son bras une tête de Hoarau, ce qui doit lui rappeller son match calvaire contre le Bayern de Munich (1-5), lorsqu'il gardait les buts du PSG en 1997.
Hoarau, pas malheureux du tout, permet de donner un lustre au score plus conforme à la physionomie du match (3-0) et revient avec 17 buts à 2 longueurs de Gignac (meilleur buteur de L1 avec 19 buts).
Pour la Ligue des Champions et surtout sa 3è place, rien n'est fait, mais le PSG est bien positionné à 1 point de Lyon, qu'il visitera la prochaine journée.