PSG (1) - OM (3) Gerets écrase tactiquement Le Guen
Dans un Parc qui voulait faire la fête, avec un record de spectateurs présents (> 45 000), 10 000 drapeaux distribués et plus de 1 000 supporters marseillais et la perspective de passer leader de la Ligue 1 (grâce au faux pas de Lyon à Auxerre), tout en reléguant l'OM à 6 points, le PSG avait tout à gagner dans cette rencontre.
Malheureusement, avec Sessegnon absent auquel on ajoute une tactique défaillante de Le Guen et, peut-être, un des meilleurs matches de l'OM cette année, sans oublier une expulsion meurtrière, le PSG a failli et a semblé timoré, voire fatigué et sans imagination.
Dès le début du match, les fumigènes lancés par les supporters rendent le terrain difficilement visible, au même titre que la disposition tactique de Le Guen. En effet, pour pallier la suspension de Sessegnon, Luyindula se retrouve curieusement sur le couloir droit alors que Giuly reprend son rôle comme support de Hoarau, sur le front de l'attaque. Que Luyindula soit moins en forme, c'est un fait, mais de là à le positionner à cette position, le scepticisme était de mise.
D'ailleurs, pendant les 15 premières minutes, l'OM domine outrageusement l'entrejeu parisien et se joue de Clément ou de Makelele. Pas moins de 6 frappes marseillaises, il est vrai non-cadrées, alertent le PSG, mais, encore à cet instant, sans dommage.
Le PSG a même quelques réactions avec Giuly, toujours à la limite du hors-jeu, mais Hoarau ou Luyindula ne sont pas très performants.
A la 24è sur une énième percée, Zenden, qui a sans doute joué son meilleur match de la saison (meric pour nous!), finit par cadrer un tir qui finite dans le filet de Landreau.
A la 43è, parti à la limite du hors-jeu, mais cette fois sans être sanctionné par l'arbitre, Giuly, meilleur parisien, sur la seule action valable de Luyindula sur ce match qui lui adresse une passe, trompe Mandanda d'un joli tir croisé.
A la mi-temps, on pense alors que le PSG peut difficilement faire pire en matière de défense et que ses incursions, par Hoarau et Giuly, sont souvent dangereuses et risquent encore de porter leur fruit. On a quand même une drôle d'impression sur la manière avec laquelle le PSG a entamé le match, mélange de laisser-aller en défense et d'envoi systématique de balles hautes à Hoarau (un peu à la "Kick & Rush"), sans autre tactique offensive.
A la 53è, coup de théâtre, avec Sakho (trop tôt revenu en défense, après sa blessure?), qui semble retenir Zenden, intenable et qui, en tant que dernier défenseur, se voit notifier un carton rouge. Le coup-franc tiré par...Zenden est repoussé dans un premier temps par Landreau mais finit sa course sur le genou de Koné qui le pousse dans le but.
2-1 pour l'OM qui, en plus, joue à 11 contre 10.
On se dit ALORS que Le Guen va sûrement titulariser Traoré pour consolider la défense et peut-être Chantôme pour booster l'attaque, sauf que, comme à son habitude, Le Guen réagit en ne changeant aucun joueur du tout!
A la 60è, le match est virtuellement fini (a-t-il seulement commencé pour le PSG, d'ailleurs?) puisque le "traitre" Cana torpille ses anciens co-équipiers en marquant le 3è but marseillais.
Malgré des actions intéressantes, Giuly adressant une spectaculaire frappe à ras-de-terre très bien arrêtée par Mandanda (84è) et Clément trop altruiste qui passe mal au lieu de tenter sa chance (86è), le PSG est bien défait ete laisse l'OM se venger de l'affront du match aller au Vélodrome.
Prochaine étape: se qualifier face à Braga et résister face à Toulouse, un autre concurrent au podium.