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Hier, dans un Stade de France, plus de 79 000 spectateurs (merci d'ailleurs pour les grilles dans les travées qui permettent une visibilité parfaite) ont assisté au paradoxe suivant.
Le PSG a joué son meilleur match de la saison face à l'OL qui a effectué un de ses plus mauvais matchs.
Pourtant, à l'arrivée, l'équipe lyonnaise qui a été la moins offensive, la moins présente sur les duels, qui a défendu grossièrement la plupart du temps et qui a été outrageusement aidée par le corps arbitral (on y reviendra), gagne ce match sur un réalisme navrant.
Encore une fois, le discours cliché "il n'y a que la victoire qui compte" prend ici toute sa réalité.
Comme trop souvent dans des finales de ces dernières années, - Champion's League 2008 Manchester United - Chelsea, Coupe du Monde 2006 France - Italie, Championnat d'Europe Grèce - Portugal -, celui qui a pris le moins de risques offensifs et qui a le plus bénéficié de la mansuétude de ses poteaux ou d'un défenseur qui sauve sur la ligne, remporte le trophée. C'est sportivement injuste et comptablement satisfaisant.
Le PSG a ainsi dominé la plus grande partie du match, en étant créatif, en distillant des passes avec une touche de balle, en remportant les duels du fait d'une plus grande agressivité, en montrant systématiquement une plus grande technicité que les champions de France.
Malheureusement, le PSG, comme souvent cette année, n'a pas su être décisif (2 balles sur la barre et 2 arrêts sur la ligne de défenseurs lyonnais). En championnat, le PSG à domicile a souvent dominé sans marquer pendant la 1ère mi-temps, pour se faire ensuite toujours rattrapper à contre-temps par un adversaire qui subit la pression pour mieux planter une contre-attaque assassine et inopportune. Ici, le coup de poignard est arrivé par hasard en prolongations.
Concernant l'arbitrage, il a été bafouillant et complaisant avec les lyonnais:
un main non-sifflée de Boumsong, une obstruction sur Diané qui allait au but seulement sanctionnée d'un carton jaune, un corner pour le PSG transformé en touche par l'arbitre alors que même les lyonnais n'avaient pas protesté, une simulation idiote de Benzéma (qui était hors-forme et devrait arrêter de faire des simulacres comme Cristiano Ronaldo) dans la surface parisienne non sanctionnée, un 2è carton jaune non-accordé à Squilacci.
Bref, comme le PSG a été accusé d'avoir bénéficié d'appuis puissants auprès des instances dirigeantes (comme la LFP qui l'exclut de la Coupe de la Ligue, comme les arbitres qui oublient des pénalties contre Chris en championnat à Lyon ou à Nancy), les oublis coupables de l'arbitrage devraient nous permettre de bénéficier de pénalties imaginaires pour les 3 prochaines finales.
Finalement, l'OL fait son premier doublé avec peut-être son équipe la plus mauvaise de ses 7 dernières années:
indigente en Champion's League, faiblarde sur la fin en Championnat, et dominée (en demi-finale par Sedan et hier par Paris) en Coupe de France.
Bref, c'est moche mais c'est efficace, sauf que tant que l'OL ne fera pas un parcours digne de ce nom en Champion's League (ie, savoir gagner un match en 1/4 de finale, ce qu'ils n'ont jamais fait ces dernières années), le panache restera chez l'OM, le PSG, voire Bordeaux ou Monaco.
PROCHAIN EPISODE:
- Qui seront les nouveaux Président, Manager Général, Recruteur, joueurs, magasiniers du PSG?
Malgré une température plus que fraîche, 19 999 spectateurs (+ moi) se sont massés hier soir au Parc des Princes pour assister à une rencontre de CFA (pardon de 1/8e de finale de la Coupe de France).
Dans la mesure où les priorités sont le maintien en Ligue 1 (avec un match à Lyon en fin de semaine, comme si on le PSG avait une quelconque chance de ramener ne serait-ce qu'un point de ce déplacement) et la finale de la Coupe de la Ligue, la classe bébé du PSG,- entourée il est vrai de quelques anciens comme Alonzo, Armand...et Mendy- était à l'honneur.
N.B.:
En général, la classe bébé du PSG est constituée de jeunes issus du centre de formation du PSG qui effectuent quelques piges sans lendemains, avant d'aller se vendre dans des clubs moins huppés de L1 (voire de Ligue 2), puisque par tradition, le PSG n'est pas un club formateur, oublie de scouter des talents prometteurs dans la région parisienne (Exemples: Thierry Henry, William Gallas) ou les laisse partir pour rien pour mieux les racheter 1000 fois plus cher (Exemple: Nicolas Anelka).
Bref, grâce à la vox populi et pour reposer psychologiquement Landreau, Alonzo est remis dans le bain (après plus de 500 jours de disette de matches officiels!) dès le début du match en effectuant un arrêt décisif.
Le PSG a quelques accélérations sans conséquences alors que Bastia procède plus intelligemment (petites passes précises verticales ou redoublements) et s'enfonce comme dans du beurre à cause d'un milieu défensif parisien trop perméable.
Un peu contre le cours du jeu, Arnaud marque sur une rare action construite et profite d'une passe en retrait dans la surface. On se dit alors que si, avec un engagement louable mais désordonnée des parisiens (largesses des milieux, mauvaises passes et duels perdus des attaquants), on mène à la marque, l'affaire est bien embarquée.
Malheureusement, 5 minutes après, Pierre-Yves André, un historique du club corse, profite d'une ouverture pour tirer à bout portant du gauche et marquer un but superbe en dessous de la lucarne d'Alonzo. Rien à dire et Landreau (ou même un Coupé) aurait été aussi impuissant.
Donc, tout à refaire, d'autant que les défauts de jeunesse de ce PSG continuent et que Bastia persévère dans son travail de sape. Heureusement qu'Armand (et même Mendy par intermittence) parvient à s'interposer dans les instants critiques.
En deuxième mi-temps, pas de changements et les mêmes données, même si le PSG tente de limiter les bévues.
A la 67è minute, Armand, qui se prend pour Rothen, centre devant le but et permet à Arnaud de signer un doublé, avec une frappe entre les jambes du gardien bastiais.
A la 70è minute, Mendy (côté bastiais pas notre Ballon de Plomb national) est remplacé, ce qui est un peu curieux dans la mesure où il apportait un peu de peps et d'accélération dans l'attaque corse.
Côté parisien, la nouvelle recrue parisienne Everton sort sous les encouragements du public, au vu de sa prestation techniquement indigente, indigne même du niveau de la CFA.
Il est remplacé par la Nouvelle Star Maxime Partouche (très bling-bling...) qui en quelques minutes et deux actions (passe presque décisive et un tir en pivot sur le gardien), fait oublier le pauvre Everton (sûrement transi par le froid et qui a besoin de jouer 2 ans avant de s'affirmer, selon la jurisprudence Rai). Les supporters d'Auteuil scandent même son nom pendant plusieurs minutes, comme si Ronaldinho était de retour au Parc.
Bref, après cet intermède semi-comique, le PSG ne tremble plus vraiment (sauf pour un but refusé pour un hors-jeu pas forcément évident et sur un corner pendant les arrêts de jeu) et se qualifie finalement pour les 1/4 de finale.
Au jour d'aujourd'hui, le PSG cette année, c'est:
- une place en finale de la Coupe de la Ligue
- un 1/4 de finale en Coupe de France
- la 2é/3è meilleure équipe à l'extérieur en championnat
- le meilleur passeur du championnat (Rothen)
- le 2è budget de L1
...et
- 17è et premier non-reléguable en championnat
- 19è équipe à domicile en championnat
- un recrutement estival et hivernal, au mieux médiocre
- un gardien international qui effectue une bévue par match (depuis 6/7 matches)
Bref, un ensemble globalement positif (comme dirait Georges)?
Ma proposition pour l'année prochaine:
retirer le PSG du Championnat et le qualifier d'office pour toutes les coupes, incluant la Champions League.
Ca sera toujours mieux que les parodies européennes de football infligées par Bordeaux, Toulouse ou Rennes.